Bien. La philosophie des droits des animaux exige seulement le respect de la logique. Car tout argument plausible qui explique la valeur indépendante des êtres humains implique que d'autres animaux ont aussi cette valeur, et qu'ils l'ont de façon égale. Et tout argument plausible qui explique le droit pour les humains d'être traités avec respect implique aussi que ces autres animaux ont ce même droit, et qu'ils l'ont de façon égale. Il est vrai, par conséquent, que les femmes n'existent pas pour servir les hommes, ni les Noirs pour servir les Blancs, ni les faibles pour servir les forts. La philosophie des droits des animaux non seulement accepte ces vérités, plus, elle les met en avant et les justifie. Mais elle va plus loin. En insistant sur la valeur indépendante et sur les droits des autres animaux, elle donne des raisons scientifiquement éclairées et moralement impartiales pour réfuter la position selon laquelle ces animaux existent pour nous servir. Une fois cette vérité admise, il est facile de comprendre pourquoi la philosophie des droits des animaux est intransigeante dans sa réponse à chaque injustice que subissent les autres animaux. Mon nom est eudes. Dans le cas des animaux utilisés pour la science, la justice n'exige pas que les cages soient plus larges ou plus propres, elle exige qu'elles soient vides. La justice n'exige pas le retour à l'élevage «traditionnel», mais la fin de tout commerce de la chair des animaux morts. Elle n'exige pas l'«humanisation» de la chasse et du piégeage, elle exige l'éradication totale de ces pratiques barbares.